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Approches alternatives du développement. Un exemple de développement rural au Ghana

Ce travail est en quelque sorte la continuation de mon mémoire de fin d’études du bachelier, qui traitait de la décroissance et dont la partie finale analysait brièvement les conséquences du développement dans les pays du Sud et les formes de résistance qui sont nées en conséquence, telles que les sociétés vernaculaires et l’économie informelle en Afrique.
Le fil rouge qui lie les deux travaux est la critique du développement et la proposition d’alternatives, qui peuvent arriver autant du Nord que du Sud de la planète.
Le secteur agricole, qui se compte parmi mes nouveaux intérêts, représente aussi une thématique d’un poids décisif dans l’actualité et pour l’avenir de l’humanité: d’une part, elle fournit la nourriture nécessaire à la vie de l’homme, ainsi que les matières premières, mais en même temps elle est une des sources majeures de pollution et de dégradation de l’environnement. D’autre part, la population agricole active constitue encore aujourd’hui 50% de la population active mondiale, et il en est de même pour la population agricole mondiale, qui représente 70% dans les pays pauvres; de plus c’est dans les milieux ruraux que les pauvres et les mal-nourris sont essentiellement concentrés. En outre, la récente crise alimentaire a donné un nouvel élan à l’intérêt pour cette thématique. Finalement, la force croissante des mouvements paysans et l’élément de nouveauté qu’ils apportent, non seulement dans le contexte strictement agricole mais également en ce qui concerne les relations sociales et les rapports entre société et nature, ne peuvent que susciter l’intérêt aussi de la part de la société civile du Nord.
La structure de ce travail est assez classique.
Après un rapide état des lieux du système agricole actuel et vu sa non-durabilité, le noyau du mémoire consistera en la recherche d’une alternative, repérable dans l’agriculture durable. Cependant, tout de suite on se trouve face à la difficulté de définir ce que cette expression signifie. Il est alors nécessaire de remonter au concept de développement durable comme défini dans le Rapport Brundtland et au Sommet de la Terre à Rio et de l’analyser à partir de ses trois dimensions: économique, sociale et environnementale.
Ensuite, il faudra attribuer à cette expression sens et contenus. Pour ce faire, je reprendrai des auteurs tels qu’Altieri, Pretty et Shiva et la perspective de l’agroécologie, discipline que délinée les principes écologiques nécessaires au développement de systèmes de production durables, parmi lesquels on compte l’enracinement dans les contextes locaux et dans les connaissances traditionnelles.
Une distinction importante à faire est celle entre, d’une part, ceux qui cherchent à intégrer la dimension environnementale à l'agriculture dans une économie socio-libérale et, d'autre part, ceux qui situent ces enjeux sociaux en rupture avec un tel modèle économique et qui considèrent que pour aboutir à un véritable changement au plan social il est nécessaire de remettre en question les facteurs qui ont façonné le système agricole conventionnel.
Les conditions nécessaires pour développer une agriculture durable ne sont évidemment pas uniquement d’ordre biologique ou technique. Elles relèvent du domaine social, économique et politique, et elles reflètent les conditions nécessaires pour créer une société durable. On comprend ici la portée révolutionnaire de l’agriculture durable, qui peut être vue comme le levier pour un changement majeure des sociétés. Bien évidemment, ce changement ne sera pas possible sans des politiques de soutien au niveau national, régional et international, et donc sans des pressions suffisamment fortes en cette direction.
Dans le but de vérifier la viabilité de l’agriculture durable, je rapporterai des études qui démontrent sa capacité à égaler l’agriculture conventionnelle en termes de productivité, sans endommager l’environnement ni les ressources naturelles et sans détruire les sociétés paysannes et rurales.
Dans le dernier chapitre, je me concentrerai sur l’analyse d’un projet de développement rural au Ghana mené par l’ONG ghanéenne Kumasi Institute of Tropical Agriculture où j’ai effectué un stage. Cette ONG est spécialisée dans le développement rural et est inspirée par une vision du développement très éloignée de celle classique. Le but de cette dernière partie sera de vérifier si le projet en question peut être considéré comme un exemple efficace d’agriculture rentable et écologiquement et socialement durable.

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2. METHODOLOGIE 2.1. Neutralité axiologique Chaque chercheur, en tant que tel et en tant qu‟être humain, ayant place dans un contexte culturel spécifique, ne peut pas éviter de faire référence à certaines valeurs – et en particulier à ses propres valeurs. Elles constituent précisément la motivation et le point de départ de chaque recherche et de chaque action et sont décisives pour le choix du sujet et la définition du problème. Cela dit, le chercheur, en tant que scientifique, doit avoir une attitude de neutralité axiologique, comme l‟a expliqué Max Weber. Ce qui signifie qu‟il ne doit pas se laisser influencer par ses valeurs, au sens d‟orienter sa recherche selon ce qu‟il veut ou espère trouver, ni exprimer un jugement de valeur sur ce qui est bien et ce qui est mal, sous peine de fausser ou de rendre partiels les résultats de son travail et de ne pas être objectif. Il doit se contenter d‟observer, de décrire, d‟expliquer et éventuellement d‟émettre des conclusions. 2.2. Limites du travail J‟ai commencé à penser à ce mémoire aux environs de décembre 2008, alors que j‟étais en train de préparer ma première session d‟examens à l‟ULB et que je me rendais compte d‟être de plus en plus passionnée par ce que j‟étais en train d‟étudier et d‟apprécier l‟approche des professeurs, qui nous offraient une vision de différentes perspectives du développement et qui n‟avaient pas peur d‟être critiques. Le stage que j‟ai effectué de septembre à novembre 2009 au Ghana au sein du Kumasi Institute of Tropical Agriculture (KITA), une ONG ghanéenne qui s‟occupe de développement rural et de vulgarisation, a été l‟occasion de mettre à l‟épreuve ce que j‟avais lu et étudié pendant mes études et à l‟occasion d‟approfondissements personnels. Je dois en tout cas admettre que j‟aurais eu besoin de plus de temps à consacrer à cette recherche et notamment de plus de temps à passer sur le terrain, autant pour l‟observation que pour l‟expérimentation directe de la pratique de l‟agroécologie et de la permaculture en zone tropicale. À cela il faut ajouter des carences méthodologiques, dues au fait que malheureusement je n‟ai pas eu l‟opportunité de me former de manière approfondie à la méthodologie de la recherche en sciences sociales sur le terrain. 10

Laurea liv.II (specialistica)

Facoltà: Scienze Sociali

Autore: Gaia Calligaris Contatta »

Composta da 80 pagine.

 

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Disponibile in PDF, la consultazione è esclusivamente in formato digitale.