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Effet de l’alimentation sur la fonction sexuelle au cours de l’installation de la puberté chez les agneaux de race Ouled Djella

La puberté peut s’inscrire parmi toute une série de processus physiologiques dont la croissance, l’adrénarche, la ménarche, la balance énergétique et le métabolisme.
L’objectif de l’étude est d’illustrer la dynamique interactive du rapport entre le statut métabolique et l’activité reproductrice au cours de la croissance pubertaire ; pour cela, une investigation est conduite sur dix agneaux de race Ouled Djellal élevés dans la bergerie de la station expérimentale d'EL – Meniaa (30° 34' N, 02° 52' E), soumis aux conditions de température et de lumière naturelles et recevant deux niveaux de supplémentation alimentaire à base d’orge. Les jeunes agneaux restent près de leurs mères jusqu'à l’âge de 3 mois (période de sevrage) ; ils sont ensuite isolés dans des boxes individuels, puis répartis en deux lots (supplémentation alimentaire de 250 ou de 500g d’orge/tête/jour). Les rations sont complétées dans les deux cas par une alimentation suivant la saison : à la luzerne ou aux dattes et de l’eau ad libitum. Les mesures biométriques (poids corporel, hauteur au garrot, volume testiculaire) et les prélèvements sanguins sont réalisés 1 fois par mois du 3eme au 12eme mois d’âge sur l’ensemble des animaux pour évaluer les paramètres biochimiques plasmatiques (glucose, cholestérol, protéines totales et calcium) et les androgènes plasmatiques totaux.
Nos résultats ont permis de mettre en évidence un gain plus important des paramètres biométriques toujours en faveur du groupe des agneaux ayant reçu la double supplémentation alimentaire. L’effet du facteur nutrition est très hautement significatif sur les deux paramètres : poids corporel et hauteur au garrot (p ? 0,0001 ; et p ? 0,0001, respectivement) ; pour le volume testiculaire, il reste néanmoins important même s’il est non significatif (p > 0,05). Les évolutions des paramètres biochimiques (glycémie, cholestérolémie, taux des protéines plasmatiques totales et calcémie) semblent être associées au facteur âge ; l’alimentation a significativement affecté les évolutions de la glycémie et des protéines plasmatiques totales (p ? 0,05 et p ? 0,01; respectivement), mais n’a pas affecté les évolutions de la cholestérolémie et de la calcémie (p > 0,05; et p > 0,05, respectivement) au cours de la croissance. Les androgènes plasmatiques totaux présentent des fluctuations avec de grandes variations individuelles (entre 0,02 et 3,47ng/ml) affectés par l’âge et la saison ; aussi pour ce paramètre, l’effet du facteur alimentation est significatif (p ? 0,05). A l’âge de 3mois, le niveau moyen est le plus faible en androgènes plasmatiques (inférieure à 0,30ng/ml). Par ailleurs, tous les animaux ont entamé les phases prépubertaires entre les 4eme et 6ememois d’âge et avec des valeurs beaucoup plus élevées en androgènes totaux en faveur des agneaux recevant la double supplémentation alimentaire (0,76ng/ml et 0,53ng/ml, pour les lot2 et lot1). Après un déclin en androgènes à 7 et 8mois (correspondant aux mois de Aout et Septembre), on note la reprise d’une activité sécrétrice plus intense à partir de 9mois(correspondant au mois d’Octobre), cette dernière semble correspondre à une période permettant à certains agneaux (selon les profils individuels) d’achever leurs maturité pubertaire ; elle est largement affectée par l’alimentation avec un profil en androgènes en faveur du lot2 (niveaux atteignant 1,50ng/ml) comparé au lot1 (niveaux ne dépassant pas 0,99ng/ml). Par ailleurs, les profils des évolutions des paramètres biométriques et biochimiques montrent une association avec les variations en androgènes plasmatiques au cours de la croissance, bien que la forme de cette association diffère selon qu’il s’agit de l’animal impubère (de 3 à 5 mois) ou pubère (de 6 à 12 mois).
Les résultats issus de ce travail n’ont pas indiquées une précocité de la puberté chez le groupe (comme cela a été mis en évidence chez la race D’man) des agneaux recevant la double supplémentation alimentaire en orge (lot2) ; en revanche, une fertilité améliorée par le facteur alimentation est identifiée par l’augmentation de l’activité sécrétrice en androgènes plasmatiques en association avec une amélioration des conditions corporelles. Les profils d’évolutions des paramètres biochimiques en rapport avec les évolutions des paramètres biométriques pourraient expliquer la fonction métabolique des androgènes testiculaires à la puberté ; le développement des caractéristiques sexuelles associées à la puberté se produit de concert avec les poussées de croissance provoquée par des niveaux élevés en testostérone qui augmentent la croissance des tissus osseux et musculaires. Par ailleurs, le comportement sexuel dépend directement des sécrétions hormonales (testostérone et ses métabolites). Ainsi, notre travail confirme l’effet d’une modification nutritionnelle sur le statut métabolique en association avec l’acquisition de la fonction sexuelle ; ces résultats préliminaires peuvent - à moyen terme - être complétés en suivant : 1) les évaluations des paramètres étudiés au delà de 12 mois d’âge, et dans les deux sexe, 2) l’examen de la qualité du sperme pour définir l’âge à l’initiation de la puberté, la maturité pubertaire et l’état de la fertilité de l’animal selon la plupart des données bibliographiques récentes. A long terme ; ces résultats pouvaient être valorisés dans l’amélioration de la reproduction chez les ovins.

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KAHAL Aida, Magister USTHB FSB- 2010 Rappels Bibliographiques 5 Ι- ACQUISITION DE LA FONCTION SEXUELLE MALE CHEZ LES MAMMIFERES : Chez le mâle, la fonction testiculaire se met en place très précocement in utéro, permettant au fœtus d’aboutir à une différenciation masculine complète. Peu après la naissance, il existe une brève phase d’activation de l’axe gonadotrope dont le rôle n’est pas totalement élucidé. Après une phase de quiescence, l’axe gonadotrope est activé et la puberté débute avec pour objectif l’acquisition de la fonction de reproduction (Teinturier., 2002 ; Hauschild et Theintz., 2008 ; Villanueva et al., 2010). 1. Mécanisme initiateur de la puberté : La séquence exacte de l’enclenchement du mécanisme de la puberté n’est pas encore totalement élucidée ; elle est une période de croissance et de développement corporel rapides accompagnés de la sécrétion d’hormones gonadiques et du développement de la maturité sexuelle incluant la production de gamètes et le développement de caractères sexuels secondaires (Jurd., 2002). Les changements au niveau des testicules comprennent la maturation des cellules de Sertoli et l’initiation de la spermatogenèse. Le développement de caractères sexuels secondaires se produit de concert avec les poussées de croissance provoquées par des niveaux élevés de testostérone qui augmente la croissance des tissus osseux et musculaires (Tortora et Grabowski., 1995). Durant les années prépubertaires, les concentrations plasmatiques en LH, FSH et testostérone sont peu élevées, et la poussée de la croissance prépubertaire est probablement liée à la sécrétion d’androgènes par les surrénales et de l’hormone de croissance (GH) (Tortora et Grabowski., 1995 ; Johnson et Everitt., 2006). La cause principale de la reprise de l’activité gonadotrope hypophysaire au moment de la puberté, est l’apparition de la sécrétion de la LH-RH ou GnRH (Tortora et Grabowski., 1995 ; Sultan., 1995 ; Hughes et Kumanan., 2006) ; cette sécrétion est pulsatile avec augmentation de l’amplitude des pics plutôt que des changements de fréquence des pics. Ce modèle des profils hormonaux péripubertaires est le même chez différentes espèces étudiées. Dans des études d'endocrinologie du développement sexuel chez le bovin mâle (Barth et al., 2008), les concentrations des gonadotropines durant la période prépubertaire ont été liées à l'âge du début de la puberté. Le développement sexuel peut être divisé en période juvénile, prépubertaire et pubertaire, parallèlement aux changements des gonadotropines et des concentrations de la testostérone, la période juvénile est caractérisée par les faibles sécrétions de gonadotropines et de testostérone, la période prépubertaire est caractérisée par l’augmentation de la sécrétion de gonadotropines et les concentrations de la testostérone commencent à augmenter pendant cette période. La période pubertaire correspond à la période d'accélération du développement sexuel. Pendant cette période, les sécrétions de gonadotropines diminuent, bien que la sécrétion de la testostérone continue à augmenter. Des résultats semblables ont été retrouvés chez le singe (Marson et al., 1991), le porc (Meusy- Dessole., 1976), le bouc (Chakraborty et al., 1989 ; Güven et al., 1990) et le mouton (Lafortune et al., 1984). Chez les ovins, des sécrétions plus élevées et plus précoces de LH et de testostérone ont été reliées à la prolificité supérieure suivant les races (Lafortune et al., 1984). Le mécanisme de l’activation hypophysaire est supporté par plusieurs hypothèses ; l’hypothèse du gonadostat insiste sur la maturation progressive du mécanisme de rétroaction de la testostérone sur la sécrétion gonadotrope et sur des modifications de la sensibilité hypophysaire à l’action de la gonadolibérine. L’inhibition de la sécrétion de GnRH avant la puberté pouvait être le résultat d’une

International thesis/dissertation

Facoltà: Faculté de Science biologique

Autore: Kahal Aida Contatta »

Composta da 112 pagine.

 

Questa tesi ha raggiunto 374 click dal 06/04/2011.

Disponibile in PDF, la consultazione è esclusivamente in formato digitale.