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Cultivons la ville. Les différents objectifs de l’agriculture urbaine à l’Havane et à Paris.

La principale cause de l’insécurité alimentaire est l’offre insuffisante d’aliments, et les pays les plus pauvres subissent les conséquences les plus désastreuses. La baisse du niveau des salaires à la suite de la crise économique a de plus créé plus de chômage et de pauvreté, pas seulement dans les Pays en Développement mais aussi dans les pays occidentaux.
Les prévisions indiquent que le nombre total de la population urbaine en 2020 sera de 3,5 milliards de personnes, c'est-à-dire la moitié de l’actuelle population mondiale. Dans les Pays en développement la distribution entre campagne et ville sera encore plus inégale. Ce sont toujours les experts de la FAO qui démontrent qu’à la même date, 85% des habitants en Amérique latine seront urbains, et la moitié en Afrique et en Asie.
La rapide croissance urbaine n’a pas été produite par des nouvelles possibilités économiques en ville, mais par l’excessif taux de natalité, et par l’espoir des populations rurales d’échapper à la pauvreté en trouvant une situation meilleure dans l’agglomération urbaine. Etant donné l’importance de la ville comme unité de mesure de la pauvreté globale, la question posée est : peut-on construire un système alternatif de production et de distribution de la nourriture en partant de la spécificité et de la particularité des villes? C'est-à-dire, la ville peut-elle produire seule de la nourriture pour ses habitants? Les réponses à ces questions peuvent être multiples, mais dans ce travail nous traiterons spécifiquement du rôle de l’agriculture en ville, communément appelé agriculture urbaine. L’agriculture urbaine permet de produire directement de la nourriture dans le lieu même où les gens habitent, en utilisant tous les espaces inutilisés. Dernièrement elle a connu un développement considérable, surtout en Afrique et en Amérique latine. Mais dans les villes occidentales cette typologie de structuration urbaine devient aussi de plus en plus diffuse. L’importance de l’agriculture urbaine, en tant qu’instrument pour faire face aux problèmes alimentaires des villes, est reconnue par les organisations internationales gouvernementales et indépendantes. La FAO propose l’agriculture urbaine comme une opportunité pour sortir de la pauvreté. En fait les coûts initiaux pour acheminer l’activité sont très bas, tout comme les quantités d’eau utilisées. En même temps le rendement agricole par mètre carré est très élevé.
Ce mémoire traitera deux cas spécifiques d’agriculture urbaine, très différents entre eux. Les différences sont dues au contexte géographique, social, climatique et culturel des expériences étudiées. D’un côté, nous verrons ce que sont les coopératives agricoles à la Havane, leur rôle social et économique ainsi que la raison pour laquelle le gouvernement cubain a décidé de mettre au centre de son propre système économique ce type d’unité de production Nous verrons les motivations historiques de ce choix et les critiques adressées aux précédents systèmes de production agricole. De l’autre côté nous analyserons les jardins partagés à Paris, quand ils sont nés et à quel niveau d’application et de diffusion ils sont arrivés aujourd’hui. Nous analyserons les relations sociales entre les membres du jardin, et quelles influences ont eu les institutions locales pour le développement de ces expériences. Pour le moment ces jardins restent des expériences de bénévolat citoyen, et les motivations des gens sont surtout idéologiques.
Il est évident que Paris et La Havane sont deux mondes opposés et différents, mais à travers cette confrontation on pourrait analyser la possibilité de l’agriculture urbaine à s’adapter aux différents contextes urbains. Elle pourrait répondre à des problèmes communs à toutes les villes, en s’adaptant à la spécificité de chacune et des communautés locales.
Quel type de nourriture serait-il nécessaire de produire, et quel type de nourriture est-il possible de produire en ville? Quel est le rôle des Etats et des administrations locales pour mettre en place ce nouveau système de production? Comme former les gens qui n’ont jamais cultivé la terre? Où construire des parcelles de terrain? Comment distribuer les unités de terrain entre la population? L’utilisation des techniques biologiques et la réintroduction de pratiques traditionnelles (récupération des grains ou préparation du compost naturelle) sont-elles possibles? Ce type d’agriculture est-il économiquement soutenable? Les citoyens seront-ils capables d’autogérer des espaces communs? Qui sont les personnes intéressées? C’est une solution pour aider les pauvres ou elle est applicable à tous les habitants de la ville?
Ces questions sont communes aux deux exemples que nous aborderons et nous chercherons à y apporter une réponse au cours de ce travail.

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3 INTRODUCTION L‟alimentation est généralement reconnue comme un droit humain, différents documents et accords internationaux qui sanctionnent cette prérogative. Le plus important est certainement la Déclaration universelle des droits de l‟homme de 1948 qui reconnait pour la première fois l‟alimentation comme un droit inaliénable 1 pour l‟homme, et la responsabilité des Etats à garantir un niveau minimal de sécurité alimentaire. Ce droit a été reporté en 1966 dans la Déclaration des droits économiques et sociaux, dont 156 états ont étés les signataires. L‟article 11 de cette Déclaration oblige les Etats à mettre en place toutes les activités de coopération internationale et de politique publique interne pour garantir à chaque individu l‟accès à la nourriture 2 . Plus récemment, l‟Assemblée des Nations Unies a approuvé les Objectifs du Millénaire : il s‟agit de huit points que les 191 Etats de l‟ONU s‟engagent à avoir rejoints en 2015. Un point du document affirmait que les Etats devaient réduire de moitié le nombre de la population qui souffrait de la faim par rapport aux données mesurées en 1990. Tous ces documents démontrent la volonté et l‟orientation générale de la communauté internationale. La malnutrition et l‟insécurité alimentaire sont un des problèmes principaux que l‟ensemble des Etat doit forcément résoudre. Bien que se nourrir soit universellement reconnu comme un droit inaliénable et que la communauté internationale s‟engage pour garantir à tous ce droit, aujourd‟hui une grande partie de l‟humanité n‟a pas accès, de manière constante et régulière, à l‟alimentation. Les données reportées par la FAO (l‟organisation pour la nourriture et l‟alimentation gérée par les Nations Unies) ont décrit pour l‟année 2009 une augmentation des gens qui souffrent de la faim par rapport aux données enregistrées en 2002. Si 820.000 personnes n‟avaient alors pas accès à la nourriture, ce nombre a atteint le milliard en 2009. 1 Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants, ainsi qu'à une amélioration constante de ses conditions d'existence. Les Etats parties prendront des mesures appropriées pour assurer la réalisation de ce droit et ils reconnaissent à cet effet l'importance essentielle d'une coopération internationale librement consentie. 2 Les Etats parties au présent Pacte, reconnaissant le droit fondamental qu'a toute personne d'être à l'abri de la faim, adopteront, individuellement et au moyen de la coopération internationale, les mesures nécessaires, y compris des programmes concrets: a) Pour améliorer les méthodes de production, de conservation et de distribution des denrées alimentaires par la pleine utilisation des connaissances techniques et scientifiques, par la diffusion de principes d'éducation nutritionnelle et par le développement ou la réforme des régimes agraires, de manière à assurer au mieux la mise en valeur et l'utilisation des ressources naturelles; b) Pour assurer une répartition équitable des ressources alimentaires mondiales par rapport aux besoins, compte tenu des problèmes qui se posent tant aux pays importateurs qu'aux pays exportateurs de denrées alimentaires.

Tesi di Master

Autore: Mattia Morelli Contatta »

Composta da 73 pagine.

 

Questa tesi ha raggiunto 577 click dal 13/07/2011.

Disponibile in PDF, la consultazione è esclusivamente in formato digitale.