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Le rôle de la télévision taïwanaise dans la redéfinition des priorités politiques et identitaires après la levée de la loi martiale

Dans notre mémoire de Master 1, nous avons abordé le sujet des relations entre politique et télévision dans le monde chinois contemporain. Nous avons centré nos recherches sur la République Populaire de Chine (RPC), et nous avons décrit le processus d'évolution du marché télévisé à partir d'un système de monopole étatique vers une société de marché.
Cette étude montre comment la télévision a pu être un miroir représentant le développement social et historique en RPC, et met en lumière les enjeux avec lesquels la télévision chinoise se confronte aujourd'hui, notamment avec l'avancée de la société de consommation.
Cette recherche nous a permis aussi de comprendre plus à fond le rapport étroit qui existe entre télévision et politique, et l'importance de ce média dans la définition d'une nouvelle stratégie politique.
Pendant notre deuxième année de Master, nous avons eu la possibilité de fréquenter des cours au près de l'Université Nationale d'Arts de Taïwan (Panchiao), dans le département de Radio et Télévision. À l'occasion de cette expérience, nous avons rencontré plusieurs professionnels de la télévision nationale de Taïwan. Notre intention était d'élargir le champ de recherche autour de la problématique des rapports entre politique et télévision, et d'utiliser les connaissances acquises au sein du M1 pour analyser la situation et le développement de l'industrie télévisée de ce pays.

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6 Les rues de la capitale Taipei ont pris à ce moment les noms qui sont conservés encore aujourd'hui, c'est-à-dire ceux des vertus traditionnelles confucéennes, et le grand boulevard qui se situe face au palais présidentiel était renommé Ŗde la longue vie de Tchiang Kai Shekŗ (Jiang Shou) 1 . Le système éducatif passait rapidement et exclusivement en langue chinoise. Le réalisateur Wan Ren, que nous avons eu la possibilité d'interviewer pendant le 15ème Festival des Cinémas d'Asie de Vesoul en 2010 2 , décrivait cette politique culturelle comme une vraie annihilation linguistique: dans les écoles, les enfants étaient tenus de porter un panneau autour du cou qui leur rappelait l'interdiction de parler en taiyu, la langue locale, une variation du minnanhua parlée dans le Fujian en Chine continentale. L'industrie audiovisuelle était aussi touchée par cette politique linguistique: tous les films étaient produits en chinois mandarin et sous-titrés dans la même langue, pour permettre que ceux qui ne connaissaient pas la prononciation puissent suivre les dialogues. L'organisme central des productions cinématographiques, le CMPC (Central Motion Picture Company- Dianying Zhongyang Qiye Gufen Youxian Gonsi), qui dépendait directement du Kuomintang, encourageait les productions en chinois mandarin voire à travers des collaborations avec des réalisateurs hongkongais. En 1962, le gouvernement soutenait l'institution d'un prix cinématographique - ajourd'hui encore organisé de façon annuelle Ŕ sous le nom de ŖCheval d'Orŗ (Jin Ma Jiang). Le réalisateur Wan Ren a exprimé aussi dans son interview la possibilité que le nom de ce prix sert à rappeler aux autorités du gouvernement de Chine continentale la souveraineté de la ROC sur les territoires de Jinmen et Mazu, des îles proches de la côte chinoise, dont les premiers caractères sont aussi présents dans le nom du prix. Du point de vue des programmes de radio, le gouvernement avait établi un taux des émissions en taiwanais limité au 45% du total des chaînes en AM et d'un tiers de celles en FM 3 . Dernièrement, l'introduction de la télévision, dans une période relativement tardive par rapport aux autres pays (la date officielle, comme nous décrirons plus tard, est celle de 1962, alors qu'en RPC on fait référence au 1956 comme date de naissance de l'industrie télévisée). La chaîne principale (NETV , aujourd'hui TTV) et les deux gérées par le Kuomintang avaient un pourcentage possible total de 30% pour l'émission de programmes en langue autre que le chinois mandarin (Dreyer, op.cit.). En outre, les personnages des contes télévisés qui ne parlaient pas en chinois mandarin étaient souvent représentés comme des criminels ou des gens de niveau social inférieur 4 . 1 Pour une description de la transition de la RPC à Taïwan, voir Corcuff, S., (2000), ŖLa transition de l'identité nationale à Taïwan: une analyse de l'évolution des commémorations politiques ŗ dans Chaigne,C., Paix, C. & Zheng, C., Taïwan:enquête sur une identité, Paris, Karthala. 2 Interview soutitrée en français disponible dans le Centre de ressources audiovisuelles de l'Inalco (CERPAIM). 3 Dreyer, J.T.,(2003), Taiwan's Evolving Identity, Paper work presented at the Woodrow Wilson International Institute for Scholars, Washington D.C., July 17. 4 À la page 97 dans Cheng, Feng-Shih, Mumin, Chen, (2010), Taiwanese Identity and the memory of 2-28: a case for political reconciliation, Asian Perspective, 34, IV , pp.85-113.

Laurea liv.II (specialistica)

Facoltà: Studi Orientali

Autore: Stefano Centini Contatta »

Composta da 136 pagine.

 

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