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Libertés, Droits de l'Homme et Democratie au Cameroun

La liberté, la démocratie et les droits de l'Homme sont trois éléments fondamentaux présents dans tout Etat de droit. Leurs définitions ont subi une évolution remarquable dans l'histoire des Etats, de façon à être considérés comme vade-mecum des différentes Constitutions. Ainsi, la liberté est un absolu dans tout Etat moderne. Pour dire comme Hayek, la liberté implique que l'individu dispose de quelque sphère de décision privée et elle est définie en relation avec a loi, de sorte que, soit libre celui qui se comporte conformément à loi. Dans un Etat démocratique, nul n'est au-dessus de la loi et tous les citoyens sont égaux devant elle. Le terme le plus souvent adopté pour exprimer cette égalité est «une personne, un vote». La démocratie selon Alexis De Tocqueville, ne devrait pas seulement être entendue dans le sens politique de pouvoir du peuple, mais aussi on devrait tenir compte de l'aspect social. C'est pourquoi nous pouvons dire qu'un Etat démocratique est celui où l'on respecte les droits fondamentaux di citoyens; Etat dans lequel il y a la présence des institutions démocratiques qui jouent un rôle d'arbitrage et d'équilibre, renforçant ainsi la cohésion sociale. Les droits de l'homme sont défini comme des droits reconnus à tous les individus, droits fondamentaux, universels et inaliénables qui sont intrinsèquement liés à la personne, à la dignité de l'homme et que tous doivent impérativement respecter sans aucune distinction de sexe, de race, de religion, de nationalité; en référence à la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948.
La liberté, la démocratie et les droits de l'homme ainsi définis, sont trois concepts fondamentaux dans tout Etat de droit. Il arrive que dans certaines constitutions soit présent le respect de ces principes, mais des fois la pratique et le comportement de l'Etat envers les citoyens démontrent autre chose. Serait- ce parce que les Etats ne veulent pas respecter leur Constitutions ou alors serait- ce un problème de contexte, d'environnement, de mentalité? Nous notons dans plusieurs Etats à l'exemple de la République du Cameroun, des situations selon lesquelles les citoyens voient leurs droits bafoués. Les libertés, le respect des droits de l'Homme et la démocratie ne sont pas en réalité ce qu'elles prétendent dans les textes. Au Cameroun on note également une certaine tendance à ce que Jean François Bayart a dénommé «la politique du ventre» politique qui consiste en la confusion entre la chose publique et les biens privés, politique selon laquelle les responsables administratifs s'octroient le droit d'utiliser la caisse de l'Etat comme si elle leur appartenait, politique selon laquelle il est reconnu par la majorité des citoyens d'un tel Etat, que «la chèvre broute là où elle est attachée». C'est ce qu'on va appeler dans notre travail la patrimonialisation.
Néanmoins, tenant compte du cas du Cameroun, on se rend compte que les libertés, les droits de l'homme et des éléments de démocratie sont bien ancrés dans la Constitution de 1996 ; mais serait- ce suffisant pour qu'au final on considère l'Etat du Cameroun comme un Etat démocratique respectueux des droits de l'Homme ?
Aux regards des définitions que nous avons données aux concepts de liberté, démocratie et droits de l'homme, nous nous demandons comment elles sont au Cameroun. Ces définitions seraient elles universellement admises ou alors s'adapteraient- elles au contexte camerounais? Il s'agit en réalité de savoir quelles sont les conditions mises en place pour l'implémentation de ces concepts. Quelles sont les sources à l'origine de du fait qu'on considère le Cameroun Etat démocratique et respectueux des droits de l'homme? Au travers des évènements (villes mortes , grèves, émeutes, élections de 2011), pouvons- nous considérer ces concepts comme une simple fiction, des principes justes théoriques; où alors ces principes démontreraient avoir une signification qui leur est propre, une raison d'être dans le contexte particulier qu'est celui du Cameroun? Comment sont donc appréhendés la liberté, la démocratie et les droits de l'homme dans le contexte camerounais?

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1 INTRODUCTION La liberté, la démocratie et les droits de l’Homme sont trois éléments fondamentaux présents dans tout Etat de droit. Leurs définitions ont subi une évolution remarquable dans l’histoire des Etats, de façon à être considérés comme vade-mecum des différentes Constitutions. D’une façon générale, est libre celui qui est sans contrainte, celui qui a la capacité de déterminer lui-même sa propre volonté. Nombreux auteurs ont donné une définition de la liberté. Dans l’optique de notre travail, nous nous limiterons à un nombre réduit de penseurs, nous permettant ainsi de nous focaliser sur un aspect précis de la liberté, celle du citoyen dans l’Etat. Selon Friedrich Hayek, in « La constitution de la liberté » (1960), la liberté se définira comme le « contraire de la coercition », donc comme le fait de « n'être pas soumis à la volonté arbitraire d'autrui ». La liberté serait donc tout simplement l’absence de coercition. Ainsi, la liberté serait un absolu dans tout Etat moderne. Pour dire comme Hayek, la liberté implique que l'individu dispose de quelque sphère de décision privée. Nous pouvons aussi définir la liberté en relation avec a loi, de sorte que, soit libre celui qui se comporte conformément à loi. C’est ainsi que Thomas Hobbes affirme que « libertas silentium legis », en d’autres termes, l’individu est libre là où la loi se tait. Donc l’individu serait libre de se comporter comme il veut dans un domaine où la loi ne le lui empêche pas. La liberté serait de ce fait représentée comme un espace d’action sans obligations pour les individus, ce qui correspondrait à ce qui est « licite » et permis ou ce qui n’est pas interdit ou rendu obligatoire. Notre travail, en matière de liberté sera surtout axé sur ce que Norbert Bobbio a appelé « les quatre grandes libertés des modernes », à savoir la liberté personnelle, la liberté d’opinion et de presse, la liberté de réunion e la liberté d’association. Nous nous axerons dans ce sens sur la liberté positive et négative, la liberté négative indiquée comme forme de liberté qui coïncide avec la négation du pouvoir autrui c’est-à-dire le manque d’empêchement et le manque de contrainte ; et la liberté positive indiquée comme le pouvoir sur soi, l’autonomie, la capacité de prendre les décisions pour soi-même, la capacité de vouloir, de déterminer sa propre volonté, de choisir. C’est ce que Benjamin Constant, dans de la liberté des anciens comparée à celle des modernes (1819), a appelé la «liberté des anciens » et la « «la liberté des modernes ». Nous disons donc de façon intuitive avec Bovero Michelangelo que, un sujet est libre s’il a « la capacité d’autodétermination, de diriger sa propre volonté vers un objectif, de choisir une conduite, et ensemble s’il a l’opportunité d’effectuer son propre choix, s’il n’est pas empêché dans son comportement où s’il n’est pas

Laurea liv.I

Facoltà: Scienze Politiche

Autore: Marthe Dovienne Lafortune Sotong Contatta »

Composta da 118 pagine.

 

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