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Politiques économiques, conditions initiales et croissance à long terme

Pourquoi le revenu réel moyen de pays riches, à la fin du vingtième siècle, est 14 fois plus élevé que son niveau en 1820, alors que celui de pays pauvres a baissé ou stagné ? Pourquoi, à la fin du vingtième siècle, le revenu réel moyen de pays les plus riches est 50 fois plus élevé que celui de pays les plus pauvres ? Pourquoi, en 2002, 40% de la population mondiale la plus pauvre reçoit un peu plus de 10% de la richesse mondiale alors que la part qui revient au 20% la plus riche est supérieure à 60% ? Pourquoi certaines économies de l’Asie de l’Est ont enregistré, durant la deuxième moitié du vingtième siècle, des taux de croissance spectaculaires et convergent vers un équilibre haut, alors que la plupart des économies de l’Afrique subsaharienne, de l’Amérique Latine et du Moyen-Orient a perdu du terrain ? Enfin, pourquoi les pays les plus pauvres n’avaient pas la possibilité, au cours de deux derniers siècles, de réduire l’écart qui les sépare de pays les plus riches ?
Etant donnée la tendance actuelle, certaines estimations considèrent que l’écart absolu entre le revenu réel par tête moyen de pays les plus riches et celui de pays les plus pauvres doublera d’ici à 2030. En 2120, le revenu réel moyen de pays les plus riches passera à 340 fois supérieur de celui de pays les plus pauvres. Ces estimations constituent une source d’inquiétude sérieuse, surtout lorsqu’on pense aux retombées sociales, au moins en termes de santé et d’éducation, de la divergence massive des niveaux de vie entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres.
C’est dans cette vision que s’inscrit notre recherche. En effet, la problématique centrale de ce travail de recherche concerne l’analyse du rôle des politiques économiques et des conditions initiales dans la détermination du sentier de croissance à long terme. Les politiques économiques et les conditions initiales sont-elles capables d’expliquer l’essentiel de la disparité mondiale des revenus ? Peut-on trouver dans ces facteurs une possibilité réelle garantissant une répartition équitable de la richesse mondiale ?
Ainsi, la méthodologie suivie a consisté, dans un premier temps, à mener une analyse positive qui a visé à soulever les traits fondamentaux de la répartition mondiale des revenus depuis le début du
dix-neuvième siècle jusqu’à la fin du vingtième siècle. Ensuite, en se référant à des analyses théoriques et des études empiriques, nous avons essayé d’expliquer la dynamique de la répartition des revenus à long terme en soulevant le rôle des politiques économiques et des conditions initiales. La conclusion principale retenue est que le comportement moyen de l’économie mondiale se caractérise par un processus de convergence sélective, pouvant déboucher sur la construction de clubs de convergence. Ce processus est expliqué par le fait que la dynamique de croissance à long terme est conditionnée par des effets seuils associés aux politiques économiques et aux conditions initiales.
En menant une tentative d’analyse théorique et d’application empirique, inscrite dans un cadre d’analyse relatif aux théories de croissance endogène à équilibres multiples, les principales conclusions retenues considèrent qu’il existe un seuil critique associé à la complémentarité entre l’ouverture commerciale et la dotation sociale en capital humain à partir duquel l’économie suivrait un sentier à croissance rapide et convergerait vers un équilibre haut. Sans cette condition, l’économie se placerait sur un sentier à croissance réduite et convergerait vers un équilibre bas.
Pour la Tunisie indépendante, notre tentative d’étude comparative est parvenue à conclure que bien que les efforts déployés, dès les années soixante, aient permis d’enregistrer des performances économiques et sociales acceptables ils restent insuffisants au regard des exigences du développement et insuffisants pour rattraper les performances acquises par les pays nouvellement industrialisés. Pour assurer le décollage et converger vers un équilibre haut, la Tunisie est appelée à déployer des efforts additionnels qui doivent viser, principalement, à stimuler l’accumulation du capital humain, à favoriser la qualité de la gouvernance et à améliorer et impulser les échanges commerciaux.

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Politiques Economiques, Conditions Initiales et Croissance à Long Terme…    2 Entre la publication de l’ouvrage de Smith [1776], « la recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations », et l’apparition du 28 ème ouvrage de la sØrie annuelle du rapport sur le dØveloppement dans le monde [Banque Mondiale, 2006] 1 , la croissance à long terme n’a pas cessØ d’être un thème central de la recherche Øconomique. En effet, durant cette longue pØriode, une partie importante de la rØflexion Øconomique Øtait centrØe sur l’analyse de dØterminants de la croissance à long terme et la dynamique de la rØpartition mondiale des revenus. Toutefois, malgrØ la concentration importante sur ce thème, les tentatives menØes ne sont pas parvenues à rØpondre à toutes les interrogations et à livrer toutes les clØs de la croissance à long terme. Les conclusions retenues par ces tentatives ne sont pas unanimes et elles sont, dans certains cas, divergentes. Par consØquent, les efforts dØployØs restent insuffisants pour Øclairer et pour comprendre l’essentiel des faits rØels. Le champ de la recherche est encore ouvert et fertile. Le thème de la croissance à long terme a connu, les dernières annØes, une nouvelle impulsion. Cette dernière est stimulØe, surtout, suite à la construction de bases de donnØes pour un grand nombre de pays. Ces bases de donnØes internationales ont constituØ une avancØe importante en matière de la recherche Øconomique et elles ont permis d’Øtablir une interface dynamique entre les faits, la thØorie et l’Øtude empirique. Dans les nouveaux travaux de recherche, un des dØfis majeurs est de dØfricher de nouvelles voies susceptibles d’expliquer la divergence des taux de croissance entre les pays, observØe depuis une longue pØriode. Ainsi, on pense qu’il est très important de comprendre pourquoi le revenu rØel moyen de pays riches, à la fin du vingtième siècle, est 14 fois plus ØlevØ que son niveau en 1820, alors que celui de pays pauvres a baissØ ou stagnØ ? 2 Pourquoi, à la fin du vingtième siècle, le revenu rØel moyen de pays les plus riches est 50 fois plus ØlevØ que celui de pays les plus pauvres ? 3 Pourquoi, en 2002, 40% des plus pauvres reçoivent un peu plus de 10% de la richesse mondiale alors que la part qui revient au 20% les plus riches est supØrieure à 60% ? 4 Pourquoi certaines Øconomies de l’Asie de l’Est ont enregistrØ, surtout au cours de la deuxième moitiØ du vingtième siècle, des taux de croissance spectaculaires et  1 Le rapport sur le dØveloppement dans le monde [2006], intitulØ « ØquitØ et dØveloppement », soulève la question de l’inØgalitØ des chances de dØveloppement entre les pays ainsi qu’à l’intØrieur de pays. 2 Schubert [2000] et Jones [2000]. 3 Banque Mondiale [2006]. 4 F.M.I et Banque Mondiale [2004].

International thesis/dissertation

Autore: Ali Benabdennour Contatta »

Composta da 241 pagine.

 

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