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La Biennale de Dakar comme projet de coopération et de développement

En partant de Dak’Art, la biennale d’art contemporain africain du Sénégal, comme terrain d'enquête, ce travail analyse le système de l'art contemporain et, en particulier, la relation entre les arts visuels, les dynamiques spatiales, les politiques culturelles et le marché. Coopération, développement, territoire et représentation sont des notions qui forment la toile de fond de la recherche. L’analyse met en évidence combien la culture est de plus en plus structurée sous forme de « projets » et adopte une rhétorique au service de ses bénéficiaires ou de bénéficiaires hypothétiques ; l'art africain contemporain est une marque (brand) qui se plie aux exigences de l’import-export des produits culturels ; le principal atout d'un événement culturel est son réseau et plus celui-ci est vaste et fragmenté, plus il devient difficile à satisfaire ; l'architecture d'un événement culturel est déterminée par son réseau transfrontalier et international ; les manifestations culturelles font partie d'un paysage et d’un territoire tels qu’ils sont perçus par leur public et leur caractère propre résulte de l'action de facteurs naturels et humains et de leurs interrelations. L'étude observe les biennales, les biennales africaines, l’histoire de la Biennale de Dakar, l'art contemporain et son paysage, l'historiographie de l’art contemporain africain, les réseaux de Dak'Art et la structure « en projet » de la production contemporaine. Le système de l'art contemporain observé à partir de la Biennale de Dakar apparaît fortement influencé par les organismes de financement et donc étroitement lié aux politiques culturelles et à un marché qui ne prévoit pas nécessairement la vente d'œuvres d'art.

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7 Introduction Why can't I posit Dakar as the world ? Disneyland posits itself as Disney World. Dakar is the world, alright. William Pope.L 1 En partant de l'étude de Dak’Art, la biennale d’art contemporain africain du Sénégal, la recherche se propose d’explorer le système de l'art contemporain et, en particulier, la relation entre les arts visuels, les dynamiques spatiales, les politiques culturelles et le marché de l’art. Créée en 1990, la Biennale de Dakar est l'exposition d'art contemporain africain la plus importante du monde et celle qui peut vanter la plus ancienne tradition. Cette thèse entend montrer que la Biennale de Dakar est aussi et surtout un projet de coopération et de développement. Observer la manifestation de ce point de vue permet d'expliquer le système de l'art selon une démarche différente, en mesure de faire ressortir certaines caractéristiques parfois négligées. C’est précisément parce qu’il s'agit d'un projet de coopération et de développement que la biennale est d’un intérêt indiscutable, non seulement culturel, mais anthropologique, géographique et politique. Coopération, développement, territoire et représentation sont des notions qui forment la toile de fond de la recherche. Etant donné son importance non seulement artistique, la Biennale de Dakar permet d'observer de près le système de l'art contemporain ainsi que, plus en général, les visions imaginaires et les paysages liés à l'Afrique, l'ambiguïté des dualismes qui séparent le "nous" des "autres", la géopolitique internationale aussi bien que les lieux et les savoirs qui sont de plus en plus superposés et imbriqués. L'étude de la Biennale de Dakar contribue à évoquer la complexité des branchements et des représentations contemporaines. 1 William Pope.L, The Whole Entire World : Interview by Amy Horschak in Dak'Art 2006, Dakar, 2006, p. 382.

Tesi di Dottorato

Dipartimento: Ceaf/Diap

Autore: Maria Iolanda Pensa Contatta »

Composta da 341 pagine.

 

Questa tesi ha raggiunto 124 click dal 18/04/2012.

Disponibile in PDF, la consultazione è esclusivamente in formato digitale.